Insatisfaite

Je n’ai jamais été satisfaite du présent, je pensais toujours à l’avenir. Mais l’avenir me faisait peur. Je le rêvais, l’espérais, mais sans savoir comment faire pour atteindre mes rêves, mes espérances.

Lorsque je suis à un endroit, j’aimerais être ailleurs. Par exemple, en cours, je préférerais être au travail, et inversement au travail, je préférerais être en cours. Mais en réalité, ce que je désirerais c’est être dans les montagnes, ou sur mon bel Aubrac, avec Poupidou en train de randonner, de prendre des photos et de découvrir des paysages somptueux. C’est le seul moment où je ne veux pas être ailleurs.

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Lorsque j’étais petite, je voulais grandir vite, car c’était dur d’être petite fille. Le temps passait si lentemant, les années, les mois, les semaines, les jours aussi. Je les cochais chaque soir, sur mon grand calendrier. Ado, ce n’était pas mieux, à l’école c’était difficile, et ces changements aussi. Je me disais que ce serais mieux après, j’espérais que ce le soit. Lorsque j’aurais terminé le lycée. Mais ce ne fut pas le cas. Le dur monde du travail et de ses choix professionnels.

Puis, après quelques années comme ça, où j’ai pu apprendre de ce monde rythmé par l’espérance d’un CDI, la crainte d’une convocation pour en entretien de licenciement et l’arrivée de la fin du mois sans avoir été payée, et au final être payée en retard.

J’ai décidé de reprendre les cours, de faire une formation diplômante : un BTS. En alternance. Pour allier études & expérience professionnelle. Bon, en fait surtout pour garder un minimum de revenus par mois (même si cela ne rapporte pas beaucoup, c’est un pourcentage en fonction de ton âge et niveu scolaire), car uniquement cours, ce n’aurait pas été possible. Lorsqu’on a gouté à l’indépendance financière, difficile de faire machine arrière.

2 difficiles années ont passées : difficiles car ce BTS était intense, ne me laissait pas de répit pour souffler le week-end, il fallait sans cesse étudier et le début de semaine aller en entrepris, la fin de semaine en cours. Et chaque semaine cela recommencait. Un tourbillon de 2 années, que l’on voit s’étirer, sans vraiment en voir le bout, sauf vraiment à la fin. Maintenant donc.

Mais je n’aurais pas cru me sentir capable de cela il y a encore quelques années, reprendre le chemin de l’école, des bancs de classe, me refaire des « camarades », critiquer les profs (en réalité ils n’étaient pas diplômés, c’étaient des formateurs) et surtout ré-apprendre à étudier, ma réelle crainte.

Mais cela s’est fait tout seul, la formation était difficile mais intéressante et me voilà aujourd’hui, à attendre les résultats de ce diplôme. Mais je n’ai pas forcément envie de re-partir pour une année, en faisant une licence en alternance. Pas forcément la motivation, et surtout au bout de ça, le métier que je pourrais faire ne me plait pas forcément non plus…

Une fois de plus, je prends une direction, mais pense à changer de cap…la suite au prochain épisode ^^

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