J’ai testé: revendre mes anciens livres dans un magasin spécialisé en achat – vente de livres d’occasion

Des livres, j’en ai plein, des étagères et des étagères. Chez moi, chez ma maman, et dans mon ancien appartement, bref, j’en ai partout, beaucoup et encore beaucoup beaucoup. Le soucis, c’est que je lis depuis que je suis toute petite (c’est pas vraiment ça le soucis), et que donc j’ai des dizaines de livres, voir beaucoup plus.

Et je ne compte pas les lire à nouveau. J’ai des livres de quand j’étais petite: des Janneot lapin, Martine, les Malheurs de Sophie, les Petites Filles modèles, Pauvre Blaise des Tom Tom et Nana. Puis des livres de ma période collège: Chair de Poule, Spooksville. Puis des livres de ma période lycée: Tom Clancy, Stephen King. Là sont venus se greffer des livres assez différents mais tellement bien (pour moi hein?): Le Seigneur des Anneaux, Harry Potter, Le Monde de Narnia, Eragon, L’accro du Shopping, Les petits secrets d’Emma, Le diable s’habille en Prada et compagnie. Ah oui, des Guillaume Musso, Marc Levy aussi, oui je sais, je suis irrécupérable, et j’assume. Moi j’aime tous ces genres de livres, je vous aimmmme mes amis les livres !! (rhoo le craquage!).

Bref, j’ai des livres, et je les ai lu, relus, et ne les veux plus. Ils prennent la poussière, se détériorent et ne servent à personne. Alors Poupidou m’a suggéré de les amener chez un acheteur / vendeur de livres d’occasion. Chose que j’ai faite…

livres

Voici ce que j’ai pu apprendre de la vendeuse qui m’a servi (ou plutôt qui m’a desservi, de mes livres, hihi):

– Si on lui amène un livre d’occasion: on a en retour de 0,50 € à 0,80 € le livre.Selon l’année, selon l’auteur, s’ils en ont ou pas en stock et la demande des clients (et la tête du client?).

– Si on lui amène un livre neuf: on nous redonne 1/3 du prix du livre, même emballé sous blister. Car comme elle va devoir le déballer (parce qu’on a pu le re-emballer nous même…), il est considéré de toute façon comme une occasion. Alors, pchittt, le prix baisse. Mais là elle me dit qu’en fait, 1/3 du prix du livre c’est le maximum auquel on peut prétendre, après c’est elle qui fixe les règles en fait (selon son humeur, la tête de la personne en face, si il pleut ou qu’il fait beau, si elle a ses règles???). On en saura pas plus, sa amabilité est restée au vestiaire et je semble l’embêter avec mes questions sur le fonctionnement de sa boutique.

Le plus: Ils payent cash, en espèces, directement, pas besoin d’attendre que ton livre soit vendu pour avoir les sous, comme dans un dépôt vente.

Le moins: On te demande une pièce d’identité (ils notent tout bien dans leur carnet, tout ce qu’il y a sur ta pièce au cas où tu ai volé le livre) et une adresse et un numéro de téléphone portable. Eh beh, je me sens surveillée ou en train de faire une mauvaise action là tout d’un coup… C’est pas permis de revendre un pauvre livre qu’on ne lit plus?

Le concept bis: Au lieu de repartir avec des sous, on peut prendre d’autres livres de suite.

La suite du concept bis bis: On peut amener un livre enfant par exemple dont on veut se séparer et dire qu’on en veut un autre en catégorie « enfant ». Car il faut amener un livre qui soit du même secteur que celui qu’on demande et faire un échange donc. Mais comme ici ils ne font pas de troc comme au Moyen Age (selon les propos de la dame), ils demandent tout de même de payer un petit quelque chose, elle ne m’a pas dit le coût de ce « petit quelque chose ».

Ce jour là: Je me suis délestée de 10 livres. Sur les 47 que j’avais amené (rude sélection, mes pauvres petits amours… ils étaient tristes de ne pas avoir été choisis). Les autres ont été jugé inintéressants, trop anciens ou trop écornés. Alors que j’y fais très attention, et que non, ils étaient en très bon état. Pour me séparer de mes livres chéris, j’ai eu en échange 7,50 €, en effet ça ne fait pas cher.

Je crois que les autres livres vont aller à une association caritative, ils seront plus utiles, feront plaisir à des personnes pour de vrai et seront bien traités avec eux. Ouais, mais au moins j’ai testé. Pour voir, parce que je ne connaissais pas (là d’où je viens ça n’existe pas) et puis j’ai pu voir de quoi il en retourne.

Bilan: Je trouve le concept très bien, pratique et comme ça on peut gagner de la place sur nos étagères. Un peu trop de protection autour de ça, même si je peux comprendre qu’ils veulent savoir d’où vient le livre. Mais au prix où ils l’achètent, enfin bon, je ne vais pas me plaindre… (oui je sais, je me plains souvent et le monde m’en veut).

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